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9 février 2014

Hier, il a neigé à Tokyo! Et pas un petit peu, ce fût la tempête du siècle! Pour le vrai! 27 cm! On a battu le record de 1994. :) Il faut remonter jusqu'en 1969 pour trouver une pire tempête de 30 cm: Données annuelles sur le nombre de jours avec chute de neige et sur l'épaisseur de neige maximale à Tokyo. Je me sentais vraiment comme à Montréal, avec des températures avoisinant le zéro. Ça m'a changé un peu les idées, c'est bien. Ça va aussi être un bon test pour les petites oceanblue, qu'on peut admirer enterrées sous la neige en cliquant sur la photo à gauche. Elles ont pas mal perdu toutes leurs feuilles, qui ont tombé peu à peu à mesure que le temps se refroidissait, mais elles ne rendent toujours pas l'âme. D'une part, on n'a pas de difficultés à faire entrer le soleil en hiver, mais comme c'est une plante tropicale vivace, il y a des chances que ça repousse tout simplement lorsque le temps va se réchauffer, pour nous cacher du soleil. Pas mal pratique si c'est le cas.

Autre chose que j'ai réalisée en novembre une fois les grosses chaleurs passées, c'est qu'on peut facilement pencher le cadre durant la semaine, et le relever sur la balustrade pour faire sécher notre linge la fin de semaine. Ça devrait déjà donner des meilleurs résultats de cette façon cette année.

Nos plans pour le futur commencent aussi à se concrétiser un peu. Nous nous sommes abonnés avec succès à un genre de programme en formation et de colocation de rizière en palier à Kamogawa : Oyama Senmaida Owner Program. C'est 300 $ par an pour environ 100 m2, qui devrait rapporter au alentour de 50 kg. Ce n'est pas plus rentable que d'acheter du riz au supermarché, mais ça nous permet de participer à sa culture, en plus de nous donner l'occasion de se mêler aux gens du village, de se connaître. De plus, comme il ne faudrait surtout pas produire du riz japonais à faible coût et augmenter les exportations vers le marché international, la quantité de riz que les agriculteurs peuvent vendre est très limitée. Ce "owner program" permet de contourner ces lois, en quelque sorte, alors c'est du gagnant-gagnant pour tout le monde. D'autre part, si tout va bien avec mes plans pour travailler à mon compte, il n'y aura plus rien pour nous empêcher d'aller vivre là où la vie vaut la peine d'être vécue! Une bonne idée aussi pour le bébé qu'on attend pour le mois d'août...

11 août 2013

Un petit suivi sur le projet du "climatiseur naturel". On peut voir le résultat pas mal final en cliquant sur la photo à gauche, avec quelques autres plantes qu'on tente de faire pousser, dont les topinambours à l'avant-plan. Bref, ce n'est pas un grand succès. J'ai fini par comprendre que le temps d'ensoleillement n'est pas assez long : notre climatiseur manque d'énergie! J'ai calculé que les plantes n'obtiennent qu'au maximum 7 heures d'ensoleillement au meilleur moment, même si le balcon fait face au sud. Ah ha, la complexité du problème commence à se faire sentir. Ce sont tous des "petits détails" que n'importe qui à la campagne ne penserait même pas à mentionner tellement que c'est évident! Ben oui! Mais voyez-vous on est tous bien bien innocents en ville. Il faut quand même bien commencer à quelque part, alors je suis très content d'apprendre des choses en faisant ces petites expériences.

Comme conséquence à leur manque d'énergie, les plantes tropicales de la oceanblue morning glory et de la margose ne produisent pas beaucoup de fleurs ou de fruits, mais quand même un peu, comme on peut voir sur le gros plan à droite. Nos plants nous donnent comme cela une ou deux fleurs quotidiennement sur le coin sud-est du balcon (en arrière-plan sur les photos) là où le temps d'ensoleillement est le plus long. Il y a aussi un fruit qui grossit sur la margose, mais rien d'impressionnant. Par contre, les plants d'oceanblue tentent de fuir notre balcon en produisant une quantité industrielle de stolons... Ils n'iront malheureusement pas loin.

À part ça, dans deux semaines, nous planifions visiter la préfecture de Chiba à l'est, en particulier le "petit" village de Kamogawa où on y retrouve une petite communauté qui nous semble prometteuse, d'après les propos de Chris Harrington, un américain qui y habite depuis quelques années avec sa femme japonaise. Si l'endroit nous plaît, comme ce n'est pas loin de Tokyo (2 ou 3 heures en autobus), nous pensons y aller peut-être une fin de semaine sur deux pour participer à la communauté et commencer à se faire des contacts, pour éventuellement y déménager, potentiellement... En tout cas, on verra bien ce que ça va donner!


Auteur: Samuel Audet <samuel.audet at gmail.com>
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